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dimanche 21 mai 2017

On révise les agrosystèmes et leurs intrants, on découvre qu'il y a des ions dans l'eau, on se dit qu'on ignore tout du monde qui nous entoure, on irait bien visiter la tête d'autres humains, s'étonner de leurs mondes, la tête d'autres animaux aussi, le buffle, l'oiseau mouche, on  a tout désappris du collège, du lycée, on marche, à coeur ouvert, on laisse entrer, on évite le regard de l'homme assis seul avec son café, on regarde la femme aux cheveux roux qui soliloque,
- on est entre les deux -,
on s'assied au soleil sur le banc vert, on lit la coiffeuse de Gustafsson, ses mots, "j'étais là assise au milieu d'un immense fatras, un amoncellement de tout ce qui avait été le camp de caravanes (...) et tout le reste autour de moi était comme passé à travers une gigantesque moulinette", on se souvient du geste qu'il avait pour tasser sa cigarette juste avant de l'allumer, on se demande quand tout a disjoncté, on entend les paroles autour, les enfants passent en courant, l'un d'eux brandit fièrement en guise de proue un Marsupilami gonflable, on cherche les traces laissées par les avions qui s'entrecroisent sur le ciel bleu, les arbres respirent, se déploient.
On s'applique.