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lundi 6 novembre 2017

À l'envers de ta main je prends le jour
Je souffle dessus comme on égaille les fleurs de pissenlit
Je ne veux plus mordre
Je regarde l'arbre s'écrire à travers la fenêtre, les feuilles rousses et jaunes, vives encore. La lumière se pose au coin de la pièce.
Ton épaule est un havre.
Nos jours sont suspendus. Et pleins.
Mon cœur est ton cœur est ton corps est mon corps aussi.
À l'orée du monde
Je sais le silence jusqu'aux larmes, la beauté.