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dimanche 4 février 2018

Danser à l'aurore.
Ville nue et fantasque.
Je déploierai la cavalerie et les clairons.
Je sais les jours de parade et d'uniformes flamboyants.
J'ai vu les fenêtres éclairées sur la ville noire,
entendu les souffles encore rauques et l'attente.
Je commence à peine.
J'esquisse.
Je n'ai pas mis de ballerines. Mais je suis prête,
mes pieds nus à la pointe de l'asphalte.
Le jour se lèvera. Sur la rue qui descend
comme si elle courait vers la mer, le ciel sera orange,
écarlate.
Je peux danser tu vois, le coeur nu sur la ville ouverte.
J'entends la parade à venir, le grand chambardement.
Je suis le soleil et la danse et le chant.
Je danse. Je suis  le ciel et l'arbre.
Je suis la ville éveillée.
J'entends la mer si loin. L'océan qui bat contre mon coeur,
qui se prend pour mon coeur. Je suis une danse salée et marine au plein coeur de l'asphalte.
J'attends, je me réveille à peine.
Et le jour est fragile. Il bat contre ma peau.