C'était un matin de neige, les mots ne faisaient pas de bruit, une litanie à sec. Il n'y avait plus rien à entendre. Même une jupe trop courte n'y pouvait rien.
Nous attendions ton retour. Je rêvais que tu apparaisses avec tes cheveux mal peignés, ta bouille semi-moqueuse, tes lèvres rouges. Que tu sortes de ta tanière enfin. Je connaissais par coeur tes armoires en désordre, ta capacité à l'oubli. J'attendais.
En juillet, la saison n'était pas à ça, elle était aux arbres, aux ombres qu'ils dessinaient sur nos visages. Vivants. Nous portions des envies d'ailleurs comme de fines dentelles, fragiles et démodées.
Il ne fallait pas se fier aux jours lents, nous savions que bientôt nous te verrions arriver, secouer ta crinière et éclater de rire.
On était en juillet, déjà le soir.