jeudi 30 avril 2020

J46 Tisseurs - les jours dedans



Je n'aurai besoin de rien
que la mémoire des poèmes de Milosz
quelle que soit la langue j'entendrai,
De quoi écrire
et s'il n'y a pas nous écrirons sans
Cela s'écrit.
Je poserai mes mains contre l'écorce, et,
à la nuit, la tête sur l'épaule qui m'accueille.
Je n'ai besoin de rien
Je demeure l'enfant qui boit à mains nues aux fontaines,
impatiente du jour qui vient.